On dit qu'il pleut toutes les nuits sur le cimetière de l'église Saint-Adama-Landama, car l'air est chargé de toutes les larmes prises pendant la journée aux âmes soucieuses. Un des devoirs des disciples de Nald'thal est d'essayer de consoler ces âmes, avec une dose de potion de vitalité.
Une Hyurgothe nous a commandé un grimoire relié avec un cuir spécial pour accompagner un ami dans “son tout dernier voyage à l'église Saint-Adama-Landama”. Comme on ne sait pas s'il s'agit d'euphémisme ou de pessimisme, mieux vaut ne pas poser de questions.
Il y a autant de mailles dans une cotte que de raisons qui poussent les gens à amener leurs morts au cimetière de saint Adama Landama. Un des devoirs des disciples de Nald'thal est de soulager les yeux rongés par les larmes avec de la solution d'esprit. Quelques gouttes sur la conjonctive de l'œil suffisent à chasser la mélancolie.
On dit qu'un mort enveloppé dans une gonelle en coton sera plus avantagé à l'heure de son jugement dernier. Bien que personne n'avoue y croire, on vend plus de gonelles qu'on n'en voit dans la rue. Tout le monde en a une de prête chez soi en cas de décès d'un proche, sans trop savoir pourquoi...
Nombreux sont les voyageurs fatigués, en route vers Gridania, qui font escale aux Os desséchés. Ce camp est aussi un petit marché où les marchands itinérants proposent leurs produits, et où l'on peut toujours trouver des pantalons auprès des Soixante-dix-sept caravanes.
On dit du mithril que si les Dieux aiment celui qui le forge, ce métal deviendra comme une soie d'araignée et poussera ses mains à ne plus jamais travailler un autre métal. Les forgerons étant des gens prudents, ils utilisent des gants en attendant que les Dieux veuillent bien leur accorder ce don.
On dit que les riches devraient se repentir d'une vie d'avidité en finissant parmi les pauvres dans le cimetière de saint Adama Landama. À mauvaise conscience, jolie tombe... Nous recherchons un orfèvre capable de nous livrer un diadème en laiton pour décorer la dernière demeure d'un riche uldien, du moins, ce qu'il en reste.
Un célèbre adage dit : “Donne un manteau à un homme et il versera de la soupe dessus”. Au fil du temps, cet adage s'est quelque peu déformé et, aujourd'hui, il n'est pas rare d'entendre : “Donne une aiguille à un homme et il fera de beaux manteaux pour que les autres versent de la soupe dessus”. Bref, tout ça pour dire que la demande en aiguilles de couture est constante et qu'il nous faudrait rapidement une aiguille en croc de chauve-souris.
La route est un des lieux où les marchands abusent de leur faconde pour écouler leur lourd chargement. Pourtant, il est des jours où même les plus aguerris des aventuriers du commerce n'ont ni le charme ni le bagou nécessaires pour écouler leurs marchandises... Ces jours-là, rien ne vaut une bague des créations pour retrouver l'inspiration.